Ressources · Logiciel de caisse
Combien coûte une caisse enregistreuse en 2026 ? Le coût total, ligne par ligne
Par Tanguy de SAINT MELEUC, fondateur de Padmay· mis à jour le 9 octobre 2026· 4 min de lecture
En bref. Une caisse enregistreuse coûte trois choses : le logiciel, le matériel et les frais prélevés sur chaque paiement par carte. Le logiciel va de 0 € à quelques dizaines d'euros par mois ; un logiciel gratuit se paie souvent par une commission plus élevée. Le matériel complet, écran, imprimante et tiroir, se compte en centaines d'euros : 599 € chez SumUp pour son kit avec tiroir, 699 € HT pour le Square Register seul, relevés le 9 octobre 2026. Les frais sur les paiements, enfin, pèsent souvent le plus lourd sur trois ans. Le seul calcul honnête additionne les trois lignes sur la durée où vous garderez la caisse.
Quelle formule de caisse pour vous ?
Trois questions, trente secondes.
La première fois qu’un commerçant m’a demandé « combien coûte une caisse ? », j’ai répondu par un prix d’appareil. Erreur de débutant. Le prix de la caisse, c’est trois factures qui n’arrivent pas en même temps, et la plus lourde est souvent celle qu’on n’a pas regardée. Alors j’ai repris le calcul de zéro, avec des prix publics relevés le 9 octobre 2026.
Prenons une crêperie qui ouvre au printemps. Elle encaisse environ 6 000 € par carte chaque mois en saison, rend un peu de monnaie, et n’a qu’un petit comptoir. On lui propose une caisse « gratuite », un kit à quelques centaines d’euros et un abonnement à prix doux. Qu’est-ce qu’elle va vraiment payer ?
Première ligne : le logiciel
Trois modèles se partagent le marché. Le logiciel gratuit, payé en réalité par une commission plus élevée sur chaque paiement par carte. C’est le modèle de SumUp, qui affichait le 9 octobre 2026 un logiciel de caisse à 0 € par mois, avec une commission de 1,75 % par paiement, ou une formule Caisse Plus à 49 € par mois. Square propose lui aussi une application de point de vente gratuite, et une formule pour restaurants à 59 € HT par mois et par point de vente.
Le deuxième modèle est l’abonnement mensuel, souvent facturé par poste de caisse, parfois par palier de tickets. Le troisième, celui des éditeurs qui travaillent sur devis, avec installation et formation comprises. Aucun n’est meilleur en soi : tout dépend de ce que vous encaissez.
Deuxième ligne : le matériel
Un écran tactile, une imprimante de tickets, un tiroir-caisse, un terminal de paiement : le matériel s’achète en kit ou à la pièce. Les prix publics donnent un ordre de grandeur. Le 9 octobre 2026, SumUp vendait son kit de caisse avec double écran, imprimante et tiroir 599 € (718,80 € TTC), et Square son Register 699 € HT. Un terminal de paiement seul coûte nettement moins : 165 € HT pour le Square Terminal, le même jour.
Pour notre crêperie au comptoir étroit, la vraie question n’est pas le prix du kit, c’est le nombre d’appareils. Un terminal qui fait aussi caisse et imprime le ticket supprime l’écran et souvent l’imprimante. Un tiroir reste utile si l’on rend beaucoup de monnaie.
Le matériel se paie une fois. Comptez-le, mais ne le laissez pas cacher les deux autres lignes.
Troisième ligne : les frais sur chaque paiement
C’est la ligne qu’on oublie, et c’est souvent la plus lourde. Chaque paiement par carte supporte des frais de service, auxquels s’ajoute l’interchange, la part de la banque du client. Certains prestataires affichent un pourcentage tout compris, d’autres un pourcentage hors interchange : lisez la petite ligne avant de comparer deux taux.
Faisons le calcul simple pour la crêperie, sur les frais de service seuls. À 1,75 %, ses 6 000 € mensuels coûtent 105 € de commission par mois, soit 1 260 € sur une année de douze mois. Trois ans plus tard, la commission a coûté plusieurs fois le prix du kit. C’est pour cela qu’une formule à abonnement, qui fait baisser le pourcentage, devient intéressante dès que le volume par carte grimpe.
Les petites lignes du devis
Avant de signer, lisez le bas du devis. Des frais de mise en service. Un engagement de plusieurs années, qui ne se quitte pas comme un abonnement. Un palier de tickets qui fait grimper l’abonnement les bons mois. Une option facturée à part pour la deuxième caisse ou pour l’export comptable. Aucune de ces lignes n’est scandaleuse en soi ; le problème, c’est de les découvrir après.
Faire le calcul sur trois ans
Le seul chiffre qui permet de comparer deux offres, c’est le total sur la durée où vous garderez la caisse. Additionnez le logiciel mois par mois, le matériel une fois, et les frais de paiement appliqués à votre propre chiffre d’affaires par carte, interchange compris si l’offre l’exclut. Faites-le pour chaque proposition, avec les mêmes montants.
Chez Padmay, la caisse Padmay Shop, bientôt disponible, est un abonnement mensuel par terminal, ajouté à la formule de paiement que vous choisissez, sans plafond de tickets ni frais de mise en service. Les packs et les accessoires ont leur prix affiché sur la page tarifs de Padmay Shop, et votre conseiller peut poser le calcul avec vos chiffres.
Comparez le total sur trois ans, jamais le prix du matériel seul ni l'abonnement seul.
Une caisse « gratuite » n'existe pas : elle se paie sur chaque paiement. Pour un petit volume, ça peut être le bon choix ; au-delà de quelques milliers d'euros par carte chaque mois, je regarderais d'abord la commission.
Tanguy de SAINT MELEUC, fondateur de Padmay
Vous voulez le détail de nos prix, packs et accessoires compris ? Tout est sur la page tarifs de Padmay Shop.

